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Pourquoi investir en EHPAD ? 18/02/2015

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Investir en EHPAD est la possibilité d'acquérir une chambre ou plusieurs dans une résidence médicalisée. Aujourd'hui le problème, c'est qu'avec la crise, nous ne sommes pas certain que nos économies placées à la banque auront la même valeur demain.
Diversifiez son patrimoine dans les EHPAD permet donc de diversifier et de se protéger des futures crises économiques.

Il est certain qu'il faut bien regarder le gestionnaire, l'emplacement, le taux de revalorisation des loyers et donc comment est rédigé le bail.
C'est pourquoi il est important de bien s'entourer et d'avoir un conseil à la hauteur de cet investissement.

Comme dit l'adage, il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, c'est pourquoi nous vous conseillons de diversifier et de ne pas laisser tous vos investissements en assurance vie ou sur des livrets.
Saviez vous que les banques ne sont assurées que jusqu'à 70 000 euros en cas de faillite par client ?
Imaginez le risque que vous courez si vous avez bien plus dans un établissement.

LES EHPAD, ACTEURS DE LA SILVER ECONOMIE 16/02/2015

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La silver économie est l’économie liée aux technologies et aux services destinés aux personnes âgées. Elle regroupe toutes les entreprises agissant pour et/ou avec les seniors. Leurs activités étant appelées à se développer fortement dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population, le Gouvernement tente, depuis l’an dernier, d’organiser et de structurer cette filière, notamment au profit des Ehpad.


« L’enjeu est crucial : il s’agit de permettre et d’encourager les innovations qui vont accompagner l’avancée en âge et faire reculer la perte d’autonomie », avaient insisté, dès avril 2013, Arnaud Montebourg et Michèle Delaunay, respectivement anciens ministre du Redressement productif et ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie. D’où la signature, neuf mois plus tard, d’un contrat de filière par lequel les pouvoirs publics et les acteurs privés s’engagent à la mise en œuvre de 49 actions concrètes visant à faire de la silver économie une véritable filière industrielle. Parmi elles, « créer un réseau national des clusters de la silver économie », organiser « un salon professionnel de la silver économie d’envergure internationale » ou encore « encourager les Investissements directs étrangers (IDE) en France, en particulier dans les clusters, grappes ou pôles de compétitivité centrés sur la silver économie ».

Multiplication des offres

De fait, de plus en plus d’acteurs - entreprises et financeurs - s’intéressent à ce secteur, multipliant ainsi les offres destinées aux personnes âgées, aux aidants et aux établissements du type maison de retraite médicalisée. « Les Ehpad voient arriver sur le marché une multitude de solutions pour accompagner au mieux leurs résidents, rationnaliser leur fonctionnement etc., confirme Frédéric Serrière, spécialiste en stratégie et économie du marché des seniors et du vieillissement démographique. Il existe aujourd’hui, par exemple, divers systèmes de box à brancher derrière un écran de télévision, un ordinateur ou une tablette numérique et à connecter au réseau Internet de l’établissement. Ils permettent aux personnes âgées, depuis leur chambre, d’avoir accès à un certain nombre de services tels que la météo et l’actualité, d’échanger des photos et des messages avec leur famille pour partager leurs moments de vie quotidiens, d’appeler leurs proches en vidéo etc. » Et, pourquoi pas, à terme, de connaître certaines informations liées à l’établissement (programme des activités, menus des repas…). Par ailleurs, les appareils de domotique ou encore les systèmes de prévention/détection des chutes voire des fugues de résidents foisonnent.
« Plusieurs solutions visant à améliorer la gestion des admissions des résidents ont également été développées et perfectionnées afin de standardiser les demandes d'admission, d’aider les personnes âgées et leur famille à choisir la structure d'accueil la plus adaptée et de mettre à jour automatiquement les listes d’attente des Ehpad, ajoute Frédéric Serrière. Certains optimisent la gestion des ressources humaines et des stocks de matériels et fournitures ; d’autres facilitent la préparation des différents types de repas en établissement en permettant de contrôler l’achat des matières premières, de créer des menus et d’assurer le suivi nutritionnel des résidents. »

Construction de projets

www.silvereco.fr, le site web professionnel d’information sur la silver économie, recense certains de ces produits et services dédiés au bien vieillir. Il reste toutefois difficile de faire le tri parmi eux. Il n’existe en effet aucun référentiel qualitatif sur lequel les directeurs d’Ehpad peuvent se baser pour faire leurs choix. C’est d’ailleurs là l’un des objectifs du Gouvernement, inclus dans le fameux contrat de filière : « mettre en place des labels qualité pour les produits et les services de la silver économie » et « construire des normes AFNOR et ISO pour être très présent dans le champ de la normalisation européenne et internationale ».

En attendant, les Ehpad peuvent s’organiser : faire fonctionner le bouche à oreille pour déterminer les solutions fiables et probantes, bien sûr, mais aussi contacter les entreprises, petites comme grandes, pour leur proposer de tester (gratuitement) leurs gérontechnologies pendant quelques mois. « Les entreprises ont besoin des Ehpad pour se développer et pour perfectionner leurs produits, rappelle Frédéric Serrière. La plupart donneront leur accord selon des modalités qui resteront à déterminer. » L’occasion pour les établissements de s’équiper, de s’adapter progressivement aux nouveautés du marché, voire de participer à l’élaboration de produits quasi sur mesure. « De par leur expérience, les Ehpad peuvent recenser leurs besoins et les communiquer aux entreprises pour leur donner des idées nouvelles voire coconstruire des projets avec elles », insiste Benjamin Zimmer, Directeur de la Silver Valley, un réseau d'innovation réunissant 170 acteurs de la filière silver économie et qui a fêté, le 25 septembre dernier, sa première année d’existence.

Financement de services

Par ailleurs, de plus en plus de financements publics et privés sont proposés aux acteurs de la silver économie par les Conseils généraux, les pôles de compétitivité, les fonds d'investissement dans l'économie sociale et solidaire, les fonds européens (Fonds européen de développement régional, Fonds social européen) etc. Le fonds d’investissement SISA, dédié à la filière silver économie, vise à financer des services innovants pour les acteurs de la santé et de l’autonomie, par exemple. « Un projet d’Ehpad à domicile permettant d’assurer une prise en charge complète des personnes âgées installées dans des appartements équipés de technologies et services personnalisés ou d’Ehpad temporaire, le temps qu’une place se libère au sein de l’établissement, bref, tout projet pilote innovant que les financeurs jugent intéressants peut potentiellement être totalement ou partiellement financé », précise Frédéric Serrière. Car c’est aussi cela la silver économie : la rencontre de tous les acteurs du secteur (industriels, opérateurs téléphoniques, professionnels des Ehpad, commerçants, pouvoirs publics etc.) afin de concevoir de nouveaux modes de prise en charge des personnes âgées et de nouveaux modes de fonctionnement des maisons de retraite afin de faire face au mieux au vieillissement de la population.

Nathalie Ratel

« Les Ehpad vont devoir faire évoluer leur stratégie »


Benjamin Zimmer, Directeur de la Silver Valley.

« Face à une population de plus en plus vieillissante, les Ehpad vont devoir faire évoluer leur stratégie, c’est-à-dire continuer à assurer des services de qualité, se structurer pour intégrer les innovations en leur sein… mais aussi travailler avec des acteurs publics et privés pour s’adapter aux besoins de leurs futurs résidents et proposer des services en amont, notamment tournés vers le domicile, et en aval de l’institutionnalisation des personnes âgées. La silver économie peut les y aider. »

Face au risque d'AES, les Ehpad s’organisent 16/02/2015

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Un an après la transposition de 
la directive européenne 2010/32 visant à prévenir les blessures 
par objets tranchants susceptibles de causer une infection chez les soignants, les Ehpad ont dû, et doivent encore, s’adapter pour prévenir au mieux les Accidents d’exposition au sang (AES) et réagir efficacement lorsqu’ils surviennent.


« En France, près de 30 000 AES1 sont recensés chaque année dans les établissements de santé mais beaucoup ne seraient pas déclarés. » Tel est le chiffre rappelé par Brigitte Fanny Cohen, journaliste en santé, en préambule de la conférence « Prévention des AES chez les soignants : ne baissons pas la garde ! » organisée par le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (Geres), le 17 octobre à Paris. Quid des Ehpad ? Très peu d’enquêtes ont été menées. Certes, les risques y sont moins grands que dans les hôpitaux, les personnes traitées étant moins infectées par le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C ou le virus du Sida. Ils ne sont toutefois pas nuls : une contamination par les trois virus précités2 (sans parler des nouveaux agents infectieux comme le chikungunya) peut avoir lieu lors des soins de plaies, d’escarres infectés ou encore de cellulites.

Elle peut aussi survenir lors des prises de sang, des poses de perfusion, 
des traitements par injection. « Pour un Ehpad de 110 lits comme l’un des deux Ehpad de l’Allier dans lequel j’interviens, le nombre d’AES est de 3 ou 4 par an, détaille Jean-Antoine Rosati, vice-Président de la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad (FFAMCO) même s’il n’a, pour l’heure, relevé aucune contamination grave. Le dernier en date est survenu il y a quelques semaines. Suite à un autocontrôle de son taux de glucose, une résidente diabétique, autonome, a remis la lancette souillée de son autopiqueur dans une boîte de lancettes propres par erreur. Une infirmière s’est blessée par la suite en plongeant sa main dans cette boîte. »

Indemnisation

Pour limiter les risques d’accident, les règles du Code du travail ont été renforcées en 2013 suite à une directive européenne : elles imposent désormais aux responsables des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux publics comme privés de prendre les mesures nécessaires pour éviter ou au moins réduire les AES dont leurs personnels peuvent être victimes3. Elles prônent « la suppression de l'usage inutile d'objets perforants » et la 
« mise à disposition de dispositifs médicaux de sécurité ». En effet, « sur 100 000 actes, le risque d’AES est deux à cinq fois moins important si ces actes sont réalisés avec du matériel sécurisé », a rappelé le Pr Christian Rabaud, responsable du Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) de l'inter-région Est. Elles obligent aussi les directeurs d’établissements à informer les salariés du « dispositif de déclaration et de prise en charge des AES » et des « procédures d'élimination des objets perforants » ainsi qu’à former leurs personnels aux conditions de bonne utilisation des dispositifs médicaux, sécurisés ou non. En outre, une évaluation spécifique des risques doit systématiquement être réalisée.

« Cette réglementation facilite l’indemnisation de l’intégralité du préjudice subi en cas d’AES par le biais du mécanisme de la faute inexcusable de l’employeur ainsi que la possibilité de poursuivre et de faire condamner à une peine d’amende ou d’emprisonnement l’employeur qui n’aurait pas totalement assumé ses responsabilités », explique Thierry Casagrande, Directeur juridique d’Analys Santé, organisme de conseil et de formation professionnelle en santé. Quoique, pour l’heure, peu de poursuites au titre de cette nouvelle réglementation ont été engagées. « Classiquement, les victimes d’AES se tournent vers leur caisse d’Assurance maladie afin d’obtenir une indemnisation pour cause d’accident du travail, précise Thierry Casagrande. La judiciarisation survient si l’indemnisation de l’Assurance maladie est jugée insuffisante par la victime et/ou si des tensions existent entre cette dernière et son employeur. »

Protocolisation

Les Ehpad se sont donc peu à peu adaptés. « De fait, les boîtes de recueil des coupants existent aujourd’hui dans toutes les structures et le personnel est sensibilisé, souligne Jean-Antoine Rosati, de la FFAMCO. 
Le matériel est adapté dès que cela est possible pour diminuer le risque d’AES. Quitte à amener les fabricants à évoluer : par exemple, pour l’héparine, un fabricant la proposait avec un dispositif d’injection sécurisé. À force de privilégier cette marque, ce dispositif a été progressivement adopté par tous les fabricants concurrents. » En terme de procédure, dans les deux établissements où exerce Jean-Antoine Rosati, une fiche de déclaration d’accident est systématiquement remplie et adressée au directeur en cas d’AES. Chaque fiche est étudiée lors des réunions hebdomadaires d’équipe.

« En cas de survenance de tels accidents, les Ehpad rattachés à un établissement hospitalier fonctionnent selon le protocole de cet établissement, précise Jean-Antoine Rosati. Les Ehpad indépendants, publics comme privés, doivent quant à eux formaliser leur propre protocole pour déterminer la conduite à tenir, ce qui n’est pas toujours évident pour eux. » Ceux qui le souhaitent peuvent se baser sur des protocoles types tels que celui élaboré par le CClin de l'inter-région Sud-ouest (voir encadré) ou sur des protocoles hospitaliers à adapter sous la responsabilité du médecin coordonnateur. « Ce dernier doit s’emparer à bras le corps de ce sujet, prône Jean-Antoine Rosati. Sans doute faudrait-il, d’ailleurs, que la prévention des AES relève entièrement des attributions du médecin coordonnateur et non du médecin du travail qui, lui, n’est pas régulièrement présent dans l’Ehpad. »

Nathalie Ratel

Les textes de loi

- 
Manuel d’auto-évaluation « Maîtrise du risque infectieux en Ehpad » du Groupe d'évaluation des pratiques en hygiène hospitalière (GREPHH) disponible sur le site www.sante.gouv.fr
- 

Fiche pratique du CClin Sud-ouest destinée aux Ehpad intitulée « Conduite à tenir en cas d’AES » disponible sur le site www.cclin-sudouest.com


Isabelle Vaillot, Directrice de l’Ehpad Sainte Bernadette, à Troyes : « Il en va de la sécurité de nos salariés »

« Notre établissement a ouvert en juin 2011 et nous savions que le directive européenne allait être transposée dans le droit français. Notre centrale de référencement nous a présenté des dispositifs médicaux sécurisés. Les infirmières de notre établissement ont reçu une formation sur les aiguilles sécurisées et les perfusions sous-cutanées dispensée gratuitement par le fabricant. En tant qu’employeur, j’ai le devoir d’assurer la sécurité et le confort des salariés et des résidents. Le matériel sécurisé a été mis en place en septembre 2013. Cette mise en place a permis de revoir nos protocoles et de formaliser nos actions de prévention. Il est vrai que pour des petites structures telles que la nôtre, le coût de ce matériel pèse sur nos budgets mais il en va de la sécurité de nos salariés. »

Source : EHPAD MAGAZINE

Les Ehpad s’intéressent aux résidences services 16/02/2015

Le Gouvernement entend promouvoir les logements intermédiaires pour les personnes âgées. Des acteurs spécialisés ont déjà investi le terrain. Mais des groupes d’Ehpad de toutes tailles ne sont pas en reste et développent une offre en amont de leurs établissements médicalisés.


« Nous nous apprêtons à ouvrir notre troisième résidences services et ce ne sera pas la dernière ! », se félicite Virginie Ben, Directrice d’une résidence Beausoleil du groupe Steva. La résidence services Steva à Deauville comptera 123 appartements et offrira des prestations dans les domaines de la restauration, du bien-être, des activités physiques, du ménage, des navettes pour aller faire les courses sans compter une bibliothèque, de grands salons pour recevoir du monde etc. « La résidence entend répondre aux besoins des personnes âgées qui sont autonomes mais qui souhaitent briser l’isolement dans lequel elles peuvent se trouver et qui éprouvent aussi un besoin de sécurité et le désir d’habiter un logement plus adapté », décrypte Virginie Ben.

Une démarche favorisée 
par le Gouvernement

Ces résidences services privées relèvent de la catégorie logements intermédiaires que le Gouvernement souhaite promouvoir au moyen de l’ordonnance du 21 février 2014. Dans leur acception commune, ces derniers consitituent un type d’habitat collectif au loyer maîtrisé. Pour ce qui est du secteur des personnes âgées, la chose est légèrement différente puisque l’on ne fait pas état d'une maîtrise du loyer mais plutôt d'un habitat collectif situé entre le domicile et la maison de retraite médicalisée. Les tarifs qu’ils pratiquent comprennent le loyer et un forfait de services ou le règlement de services à la carte ou un mélange des deux. Les locataires ou propriétaires d’appartements en résidence services ne bénéficient pas d’aides sociales car ils ne reçoivent pas de soins. En revanche, ils ont accès aux aides à la personne et aux aides à domicile, déductibles des impôts et peuvent également percevoir des aides au logement.

Des politiques de groupe

Le développement de ces résidences services, aux côtés des Ehpad, correspond à des politiques de groupe : « Nous nous efforçons de suivre l’évolution de la société. Il s’agit, pour nous, d’être en capacité de répondre aux attentes des personnes âgées, lesquelles ne sont pas forcément toujours identiques », explique Virginie Ben. Même son de cloche chez Domus-VI : 
« Nous développons des services liés au maintien à domicile, des résidences services et des Ehpad de façon à offrir le choix aux personnes âgées. Dans la vision de Domus-Vi, l’entre-deux peut durer. Il s’agit d’offrir aux personnes âgées autonomes, un autre lieu de vie, un autre domicile assorti de services collectifs », précise Jean-François Vitoux, Président/CEO de DomusVi.

Une étape incontournable ?

Le logement intermédiaire destiné aux seniors autonomes est-il pour autant destiné à devenir une étape incontournable du parcours de vie avant l’Ehpad ? Si l’offre de ce type de lieu de vie est aujourd’hui indispensable, il n’apparaît clairement pas comme un élément du parcours de soins. Parcours qui, en outre, n’est pas identique d’une personne à l’autre. La résidence services est davantage l’une des offres d’habitat personnel possible qu’un maillon du parcours de soins. « Le senior qui habite un appartement en résidence services est chez lui. La seule raison de l’orienter vers une autre prise en charge tient aux troubles du comportement et aux démences neurodégénératives qui entravent tout maintien à domicile », rappelle Jean-François Vitoux. Voire sa grande dépendance. Mais un locataire de résidence services peut fréquenter un accueil de jour ou bénéficier des prestations d’un Service de soins infirmiers à domicile (Ssiad), ce qui peut retarder ou exclure l’orientation de la personne vers un Ehpad. « Il nous est déjà arrivé d’orienter des résidents de nos résidences services vers l’un de nos Ehpad ou vers un Ehpad à proximité car nous nous insérons dans le réseau gérontologique local. Cette orientation ne relève cependant pas d’une filière systématisée mais du cas par cas : 
si parcours de soins il y a, il ne peut être que personnalisé  », conclut Virginie Ben.
Stéphanie Marseille


Points-clés Clarifier la nature et le modèle des logements intermédiaires :


Quel rôle dans le parcours de vie des persones âgées ? La notion de parcours s’impose dans les discours depuis trois à quatre ans. « Mais aucun parcours n’est linéaire, prévient Florence Arnaiz-Maumé, Déléguée générale du Synerpa (Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées) (lire également son interview en page 7). Toutes les personnes âgées ne passent pas par un chemin dont les étapes imposées seraient (1) le domicile, (2) le logement intermédiaire, (3) l’Ehpad. La Déléguée générale du Synerpa se méfie ainsi d’un discours qui ferait penser que les groupes organisent des parcours flêchés en leur sein. « Ce n’est pas le fait de posséder des logements intermédiaires et des Ehpad au sein d’un même groupe qui garantit la mise en oeuvre d’un parcours pour une personne âgée, assure-t-elle. Ce qui est important, c’est que tous les acteurs gérontologiques d’un même territoire se connaissent, échangent, travaillent ensemble et puissent orienter la personne au moment voulu. Or, force est de reconnaître que ce travail de reconnaissance mutuelle en est à ses prémices. »

Un changement de modèle économique. « La première génération de résidences services a épuisé son modèle économique », affirme Florence Arnaiz-Maumé. En effet, dans les années quatre-vingt, les personnes âgées achetaient leur logement et des millièmes de copropriété dont la charge s’ajoutait au remboursement du prêt et aux charges. « Concrètement, ces logements sont invendables », précise-t-elle. Depuis le décret de 2007 sur le sujet, de nouveaux opérateurs sont apparus sur le marché promouvant une génération nouvelle de résidences services dans lesquelles les charges de services ne sont facturées qu’aux seules personnes qui les utilisent.

Un secteur fréquentable pour les Ehpad ? Les acteurs du secteur des Ehpad ont longtemps été réticents à être associés à celui des résidences services « dont les premiers modèles ont été l’objet d’un grand nombre de scandales », explique Florence Arnaiz-Maumé. L’évolution du modèle économique et le lancement récent du concept de logement intermédiaire ont changé la donne. « Cette apparition correspond à la prise de conscience, de la part des pouvoirs publics, qu’il existe un entre-deux entre le maintien à domicile et l’entrée en maison de retraite médicalisée » souligne la Déléguée générale du Synerpa. Toutefois, la situation n’est toujours pas stabilisée. L’expression logement intermédiaire englobe en effet un ensemble hétéroclite : on y trouve aussi bien des résidences services que des logements intergénérationnels ou des maisons thématiques comme celles des babayaga etc. « Il est nécessaire de clarifier ce secteur », recommande ainsi Florence Arnaiz-Maumé qui juge par ailleurs que « le modèle des résidences services, tel que le législateur l’envisage aujourd’hui, ne va pas assez loin ». Et, comme de nombreux acteurs du secteur, elle attend le résultat de la mission de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) sur le sujet pilotée par Dominique Voynet.

Source : EHPAD MAGAZINE

Classement des Groupes exploitants en EHPAD